December 17, 2018

Travail émigration et syndrome du cordon Ombilical

Aujourd’hui il n y a pas d’eau dans toute Saint Cloud. Ca n’arrivait pas depuis trois ans, si je me rappelle bien. Au Monoprix j’ai vu sortir pas mal des gens avec des bouteilles de 5 litres d’eau. Vers la fin de la matinée l’eau n’était pas retourné et on lisait dans le visage des gens un léger sens de panique.

Il y a des choses essentielles pour la vie des êtres humaines. Comme l’eau (dans le cas spécifique c’est essentiels pour n’importe quel être vivantes, dont les humaines sont une espèce), pour laquelle on a l’habitude et que on remarque seulement quand sont absentes.

Il y a des facteurs par contre essentiels pour les seuls êtres humaines.

Le travail c’est un de ces facteurs.

Hier soir au journal de vingt ‘heure, ont interviewé une vielle actrice italienne, una « vecchia gloria » mais qui cherche de combattre l’avance du temps de manière combative. Quand l’interviewer a demandé quels suggestions elle pouvait donner au jeunes et aux gens de son âge elle a répondu « faut jamais lasser tomber les bras. Et faut toujours travailler. Toujours. Le travail nous rends vivantes ».

J’aime penser que le travail nous rends vivantes plutôt que libres surtout car ce dernier définition était bien en évidence à l’entrée d un des lieu plus infernal que les êtres humaines ont su concevoir (pas besoin d’aller trouver l’Enfer dans la Divina Commedia de Dante, des fois c’est suffisant regarder n’importe quel journal télé ou, mieux, lire les livres d’histoire).

Il y a quelque temps è Paris, en rentrant de Rome j’ai vu une publicité d’une banque en parfait style positiviste. Pas besoin de commenter non ? (voire photos dans le cadre).

Y a un livre français écrit de un psychanalyste qui s’appelle Tobie Nathan intitulé « Etno Roman », dont la 4eme de couverture récit

« Né en Égypte, je suis égyptien, comme le furent mes ancêtres, enterrés dans le cimetière du Caire, à Bassatine, depuis des temps immémoriaux. Héritier de générations de rabbins, portant le nom du plus célèbre, je suis juif « au naturel », pas dans l’excès de ceux qui, s’étant trop éloigné de Dieu, se collent à lui pour être certains de ne pas le perdre une nouvelle fois. Ayant vécu enfant à Rome, je suis italien, comme il était inscrit sur nos passeports. Ayant grandi à Gennevilliers, je suis communiste, comme l’était cette ville, héritière des années de guerre. Ayant eu vingt ans en 68, j’ai à la fois vécu passionnément la révolution culturelle française et traversé les événements comme Fabrice à Waterloo. Formé à l’institut de psychanalyse de la rue Saint Jacques, j’ai essayé d’épouser au moins l’identité de psychanalyste, mais n’y suis pas parvenu. Je suis comme la goutte qui file entre les doigts pour s’en aller rejoindre la source…

Nathan est un expert analyste de la syndrome qui afflige les gens éradiqués de leur pays pour aller chercher du travail ou pour fuir quelqu chose, probablement car il a vécu lui même tous ces détachements.

Le Travail nous rends vivants, il est essentiels pour la vie et c’est pour ca que – quand  il manque –  comme aujourd’hui est manquée l’eau, on est amené à partir pou aller le chercher, avec nos seaux vides sur les épaules.  Et ca cause souvent du doleurs, car la coupure du cordon ombilicale avec notre terre maternelle coupe nos liaisons familières qui resteront là à toujours. Y a milliers de raisons pour émigrer : y a qui fuit la guerre, qui fuit seul ou avec la famille entière, qui fuit l’ennui, qui cherche la liberté, qui fuit une famille oppressive ou violente, qui fuit la famine…

C’est en tout les cas une fuite. La fuite n’est pas un besoin instinctif de la naissance. On a pas le besoin instinctif d’abandonner notre mère. C’est quelque chose qui va se développer avec l’âge (heureusement d’ailleurs ! rappelez vous de Tanguy ? ;-) ), à cause des phénomènes sociologiques et psychologiques je crois. Chaque émigrant  (que soit quelqu’un qui quitte sa ville pour un autre ville dans le même pays ou qui quitte franchement le pays) a une histoire personnelle, mais il y a quand même un point en commun : riches ou pauvres, tout seuls ou avec leur famille ils ont abandonnés leur terre maternelle et il y aura toujours une liaison avec elle.

Même ceux qui vivent sans regrets apparents doivent se confronter avec la « syndrome du cordon ombilicale ». Dimanche dernier j’étais à Paris pour voter aux primaires italiens (eh bien oui c’est possible J ) et juste à une transversale de Rue Montorgueil à coté le kiosque ou j’ ai voté y avait un nouveau petit resto italien. Un petit trou, un poil trop chère mais ca va le coup car la pate est vraiment exceptionnelle et le café c’est top. Un des copropriétaires (ou associes) est un jeune homme qui vient de Rome, originaire de Cinecittà. On a un peu discuté et quand je lui ai dit que je viens de Roma aussi et que je vis depuis 11 ans en France m a regardé avec surprise en me disant « tu est peut être le seul romain capable de vivre si longtemps loin de Rome ?! »

« Tu non ? »

« Moi ? Moi ca fait depuis sis années .. : »

« Et tu n a pas la nostalgie du pays ? »

« Moi ? Mais pas de tout ! Ah oui je rentre des fois à Rome pour les vacances mais je suis très bien ici ou je suis !!! » (Trois points d’exclamation).

J’ai appris à lire entre les lignes du langage humaine qui est composé pour la 90% du « non verbale ». Ce dernière phrase prononcé par mon compatriote a était prononcé presque avec rage.  Une rage cachée sous détermination de la certitude. Ma toujours rage. Au point qui ca clochait un peu ! Ou peut etre c’etai moi qui voulait que ca clochait.

Pour moi c’est évident, sous entendu, que si cette personne avait eu la possibilité d’ouvrir son « pastificio » à Trastevere au lieu de Rue Montorgueil il l’ aurait fait, bien évidement. Les raisons qui l’ont poussé à ouvrir un pastificio à Paris et a y déménager pour y vivre et y travailler je ne les connais pas. Mais entre deux possibilités, pour une variation de la loi philosophique sous le nom de « rasoir d’Ockham » las plus simple (lire= plus facile de réaliser) c’est intuitivement la chose qu’on préfère. Je ne dis pas que soit toujours la plus efficace du point de vue d’un investissement de travail ou d’affaires.

La recherche du travail souvent nous amène loin. Ca génère, que on le veut ou pas, une fracture et une syndrome du cordon ombilicale éradiqué de notre terre maternelle. C’est quelque chose que qui habite loin va se porter avec lui pour toujours ; fils, femmes, famille peuvent compenser bien évidement, faire nous oublier les choses, que les avantages sont supérieurs aux désavantages au point que beaucoup des gens restent ailleurs pour toujours !.

On pourrait faire centaines d’exemples et contre exemples. La critique que on peut faire à cette vision « nostalgique » de l émigration c’est bien évidement celle lié à ceux qui ont fuit une famille violente ou un pays violent. Quelle nostalgie peuvent bien avoir ce gens ? Nostalgie de l’amour que une mère et un pays n ont pas su leur donner par exemple !?

Le détachement et un certain degré de souffrance c’est une étape fondamentale pour la croissance, l’épanouissement et la maturité de chaque individu. C’est pour ca que si demain quelque grand scientiste di CERN aurait finalement inventé la machine du temps et me proposait de retourner arrière dans le temps je ferais la même chose (de partir). A’ l’époque c’était le bon choix. La souffrance génère de la maturité : mais je chercherais de mettre à disposition cette maturité pour essayer d’améliorer mon pays au lieu de vivre avec l’amertume (comme le propriétaire du pastificio) et en fin pour travailler pour que la seule espoir pour les nouvelles générations pour trouver un travail qui colle avec leur savoir faire et leur savoir être NE SOIT pas seulement celle de fuir.

Voilà ce que je ressens aujourd’hui et que je conseil à ceux qui sont partis ou à ceux qui ont envie de partir : allez ! Go ! N’ayez pas peur parce que le retour d’investissement pour vous va être grand ! Mais ne pensez pas de ne pas payer le prix ! Et une fois que vous vous sentirez murs, épanouis et en paix, alors essayiez de ne pas cracher sur votre pays en piteux état, un pays qui n a pas était en condition (comme une mauvaise mère) de vous donner ce que vous exigeait. Et peut être avec la votre expérience vous arriverez à l’améliorer, à sauver votre pays, comme vous même.

Comments

  1. Paolo says:

    Sono d’accordo su buona parte dei ragionamenti,mi permetto di aggiungere che se l’emigrante e’giovane il suo rapporto ombelicale e’ più marcato e la nostalgia si farà viva e dolorosa molto spesso,se l’emigrante e’ maturo,con esperienze precedenti nella sua terra siano esse positive o per la maggior parte negative,il cordone ombelicale una volta rescisso non si ricostituirà mai più .
    In sostanza l’emigrante ricorda benissimo ciò che ha lasciato e la memoria non può essere menzognera!

  2. Walter says:

    Sono d’accordo con te solo in parte, ossia per il cordone ombelicale con la famiglia, che “sbarra” la strada a molti giovani, vuoi anche per i cattivi consigli che i parenti egoisti elargiscono come fossero perle di saggezza. A differenza di Paolo penso che se hai superato i venti anni e parti non hai grandi problemi di nostalgia anzi, credo che l’anergia di quell’età ti dona il coraggio per affrontare certi distacchi.
    Tutto questo per me non vale. La mia famiglia, quella da dove vengo non quella che mi sono creato, è distrutta quindi non ho grandi rimpianti se potessi andare all’estero, e sarebbe anche bello avere un’idea di dove andare ma divagherei. Il timore di cui parlavo io è più pratico e meno sentimentale, potrei anche partire, ma il mutuo qualcuno lo deve pagare le automobili a chi le lascio per non parlare del lavoro. Il problema che mi pongo è come fare per gestire due “mondi” o se vuoi futuro e passato, quando a malapena riesco a gestire il presente. Sono comunque propenso a partire, ma l’organizzazione della vita diverrebbe molto complicata ed è solo questa la mia “paura”. Ciò non toglie che in futuro mio figlio Alessandro, andrà a l’estero a studiare e lavorare, e io avrò il grande piacere di andare a trovare mio figlio.

    • MatteoSan says:

      Riguardo alla mancanza del distacco dovuto a una situazione familiare difficile l’avevo prevista come obiezione, legittima. In quel caso però, penso che magari uno potrebbe avere la nostalgia della famiglia che non ha mai avuto. Il distacco che c’entra? Niente. Solo che se stai solo all’estero hai meno difese immunitarie e questo dolore può moltiplicarsi. Là tocca starci attenti e sapere come combatterlo.
      Sul mutuo da pagare, le auto, il lavoro sono problemi pratici e obiettivi e terreni, e come tutte le cose terrene hanno delle soluzioni pratiche e terrestri. Non extra terrestri.
      Anni fa feci un bilancio di competenze con un Coach qui in Francia: Dal bilancio risultò evidente che mi piaceva scrivere insegnare leggere parlare… tira te le conclusioni del mestiere che dovrei fare. Fare l’insegnante oggi è un salto nel vuoto a causa di posti di lavoro che mancano e di stipendi da fame. Io gli dicevo “ma mi ci vedi te a fare un dottorato di ricerca di tre anni a 38 anni per fare il professore universitario?”
      “E chi ha detto che devi fare un PhD per insegnare?”
      “Eh se vabbeh! allora il concorso alla scuola sai quanto ci vuole neanche lo fanno…”
      “E’ l unico modo per insegnare? Ce ne sono altri?”
      Ogni volta mi spiazzava. Ogni volta che cacciavo fuori la soluzione lui eliminava la parola “problema”. Il tizio mi fece fare una serie di esercizi per allargare gli orizzonti. Quando dicevo frasi assolute tipo “non c’è lavoro” l’obiezione era : non c’è lavoro? Dove:? nel mondo? A Roma? A Milano? (sottintendendo: se proprio vuoi fare l’insegnante magari puoi cominciare a cercare qualcosina anche qui su Parigi no?)
      E altre domande del tipo:Cosa te lo impedisce oggi (di partire o di perseguire questo obeitivo)? Quale sarebbero le soluzioni sul medio e lungo termine? Come arrivare alla realizzazione di questi obiettivi nel medio e lungo termine? Accetteresti un compromesso e se si quale?
      Ci si potrebbe lavorare una vita. Però per me ha funzionato. Pur non dovendo rivoluzinare la mia vita piano piano sto realizzando il mio piano.
      Che poi magari non si realizzerà mai completamente. Ma chissene frega! L’importante è avere un piano e lavorarci giorno per giorno, petruzza su petruzza per arrivarci
      E’ quella cosa che ti fa alzare il Lunedì mattina e ti permette di andare avanti.
      A condizione però di conoscere cosa ha senso per noi stessi. Avere una conferma che le nostre passioni sono giuste. IO l’ho chiesto a dodici persone che manco si conoscevano (ma che conoscevano benissimo il sottoscritto) cosa credevano io dovessi fare nella vita. Le risposte più frequenti sono state
      Il professore
      Il giornalista
      Il Maestro
      Lo chef! (si quello in cucina)
      Lo scrittore.
      Il Poeta..

      In somma…

      Come diceva sempre quel tale
      nella vita l’impotante non è il traguardo. Ma il percorso.
      fico no? Molti meno rimpianti e paure!

  3. elena says:

    Ribadisco che lasciare il proprio paese è anche e soprattutto un atto di coraggio, io fin’ora non mi sono mai trovata nemmeno di fronte ad una scelta del genere, non credo che NON partirei a priori, seguieri Massimiliano con tutta la mia famiglia ovunque se necessario, ma non credo che se dovessi prendere io l’iniziativa lo farei…non ho mai avuto molto coraggio ;) un bacio e bel pezzo frate!

    • MatteoSan says:

      Oggi non partirei allo sbaraglio. Ma se tornassi indietro nel tempo rifarei esattamente quello che ho fatto. Dipende dal momento storico. Il coraggio nasce anche dal periodo che vivi. Alcune volte non aspetti altro – come diceva Jung – delle “sincronicità” della vita (le coincidenze significative) che ti capitano e te stavi li da mesi che non aspettavi altro. Come un naufrago ti aggrappi alla scialuppa e te ne vai!
      Io ho profonda stima di chi parte dopo attenta meditazione senza essere preda della disperazione o dell’incoscienza.
      La secondo me sta il vero coraggio perché non sei costretto.

  4. elena says:

    ciao Paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa’!!! hahahhah

  5. rachele says:

    Bravo Matte mi e’ piaciuto molto, sopratutto perche’ sei piu’ positivo e meno negativo.

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